samedi 20 janvier 2018

Histoire 23 pour Tom et Léa

Les cinq sens en Patagonie

Voir,

Les glaciers et les montagnes abruptes

Le ciel et les nuages mouvants

Les cascades et les rivières

Les jolies fleurs et les villages colorés

Les étoiles et la voie lactée

Entendre

L'eau des cascades et des torrents

Les oiseaux qui chantent

Le vent qui souffle dans les forêts

Les pneus qui crissent sur le ripio

Toucher

Le vent qui décoiffe

L'eau fraîche qui glace

Les arbustes qui piquent

La pluie qui dégouline

Le soleil qui brûle

Goûter

L'eau fraîche qui désaltère

Les “ calafates”, petits fruits violets

Les “empanadas”, pâtés de viande

Les délicieux pains ronds tout chauds

Sentir

La poussière des chemins

La terre mouillée qui sèche

La résine des arbres dans la chaleur

Et souvent rien ...

Sur le vif !!

Pensée pour Thérèse la "reimoise", ma tante qui vient de nous quitter.



Le rencontre improbable avec Fabyan et son amie à El  Chalten, le fils d'une amie d'enfance !!

Feedback 7

Patagonie….la grande inconnue.

Personnellement, je n’aime pas l'Internet de voyage. Si pratique soit-il, il casse souvent la découverte, l'étonnement, la spontanéité et il ternit mon désir.

Bien-sûr il est toujours possible de regarder des sites, de lire quelques bouquins, ne serait-ce que pour jeter les grandes lignes de son voyage. Certains blogs sont même précieux, mais il me faut trouver le juste équilibre entre informations et découvertes pour accepter l'inconnu, cet inconnu qui pousse. Trop d’informations orientent le voyage ou  rendent frileux.

Comme les fourmis qui se croisent et échangent, les rencontres du moment sont souvent les plus précises et !es plus précieuses. Là, les informations deviennent palpables, ont du sens dans l'instant présent.

Bien-sûr, je parle des voyages nature, à pied ou en itinérance vélo, là où la distance, la nourriture, l'eau et les lieux pour dormir peuvent être prioritaires.

Des paramètres comme la météo peuvent transformer un lieu magique en galère. L’acceptation est souvent un gage de plaisir. J’attrape l'instant et je me déplace avec …. et basta.

Lorsque j'arrive  à créer cet espace, j’équilibre mon voyage extérieur avec mon cheminement intérieur et tout devient limpide, simple.
Être ne se conjugue plus qu'au present !!
Mon désir devient pionnier: c'est beau, c'est fort, c'est grand, un espace de liberté s'ouvre devant moi et quelles que soient les difficultés, je les accepte, les dévore.

Pour Tom !!

Promenons nous,
Dans le bois,
Pendant que le loup,
N'y est pas ....

Merci Léa !!

Grâce à toi je sais traverser la poutre!!

vendredi 19 janvier 2018

Loma del Pliegue Tumbado

Troisième randonnée ... rafales de vent !
Nous gardions cette randonnée pour la fin avec une vue sur le Cerro Torre et le Fitz Roy. Belle montée longue et douce, sur des pelouses puis en forêt. Le vent soufflait et nous espérions que les nuages se pousseraient ...
Au sortir du bois, nous avons connu les rafales patagonniennes: marcher courbé pour lutter, avancer peu à peu au prix d'efforts démesurés. Au mirador, point de vue car les nuages ont gagné. Juste quelques photos de nous décoiffés ...
La descente fut rocambolesque, le vent  pousse et les pieds touchent à peine terre ... c'est une danse dangereuse et aérienne ...
Beau moment !
20 km et 1132 m de dénivelé...

Fitz Roy

Seconde randonnée .... sublime !
Le Fitz Roy domine du haut de ses 3405m les sommets environnants, dont les noms sont français : les aiguilles Saint Exupéry et Poincenot à sa gauche et les aiguilles Mermoz et Guillaumet à droite: un bel hommage à ces aviateurs qui ont assuré les transports postaux de Buenos Aires à Puerto Arenas.
Découvrir cette masse rocheuse, ses grandioses parois lisses  laisse sans voix. Comment imaginer que des hommes ont eu la folie de le conquérir...
Une randonnée crescendo, qui démarre en douceur, longe un lac puis sinue dans une zone humide. C'est après cette longue approche de 750 m de dénivelé que Le Fitz Roy se découvre dans toute sa force et sa majesté. Pour l'approcher, il reste encore 500 m , tout en minuscules lacets qui ne laissent pas le temps de reprendre haleine avant de s'asseoir pour méditer sur la beauté du monde.
Le matin fut gris, l'après-midi azur ...